Succès des 5 èmes Journées Economie de la Culture

Le Groupement d’intérêt scientifique « Culture-Médias & Numérique », le Département des études, de la prospective et des statistiques (ministère de la Culture et de la Communication) et la Chaire « Innovation & Régulation des Services Numériques » (École Polytechnique, Télécom ParisTech et Orange) organisaient, le 8 février, les 5èmes Journées d’économie de la culture, au Centre Pompidou.

Cette nouvelle édition des Journées d’économie de la culture s’intéressait à la manière dont la révolution numérique recompose les réglementations et régulations – en particulier les politiques de la concurrence – des secteurs, modèles d’affaires et marchés du domaine culturel et médiatique.

Elle a rencontré un vif succès: près de 500 inscrits, de 200 à 400 participants effectifs. Ce succès a sans doute été encouragé par le rapprochement original des points de vue des industriels (Antoine de Tarlé, Ouest France, Emmanuel Forest, Bouygues Télécom, ou Laurent Sorbier, Myskreen),  des spécialistes (Pascal Wilhem, avocat, Olivier Sautel, consultant), des représentants des pouvoirs publics (Anne Perrot, Autorité de la concurrence, Emmanuel Gabla, CSA) et des chercheurs (Xavier Wauthy, Facultés Saint Louis de Bruxelles, Franck Rebillard, Paris III, Frédéric Marty, CNRS, Thierry Pénard, Rennes I).

Dans son allocution d’ouverture, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, a salué la création du GIS en ces termes:

« …Je souhaiterais aussi vous dire quelques mots sur le sens de cet engagement du ministère de la Culture et de la Communication auprès des chercheurs. Longtemps – on parlait alors plutôt d’informatique ou de « télématique » – les technologies de l’information ont pu sembler quelque chose d’extérieur non seulement aux finalités du ministère mais aux réalités quotidiennes auxquelles il était confronté. C’était un moyen de modernisation qu’il pouvait utiliser comme d’autres administrations, par exemple pour faciliter la gestion, voire l’accès aux oeuvres. Cette situation a été complètement bouleversée par le numérique, c’est à dire par l’internet et le web. Les industries de l’information sont des industries culturelles d’un type nouveau, nous le voyons avec la numérisation. Le web est un média, un média qui supporte d’autres médias, l’actualité nous en fournit des exemples. L’économie et la régulation de la culture et des médias sont transformées. C’est le sujet de ce colloque. Mais les pratiques culturelles et l’environnement des oeuvres connaissent aussi de profondes mutations.

A cette situation correspond un rôle tout à fait nouveau du ministère de la culture et de la communication qui est passé extrêmement rapidement, en quelques années, du rôle d’utilisateur public de l’informatique et des réseaux à celui de responsable politique de premier rang d’un grand nombre de dossiers liés au numérique. Simultanément, des domaines ou des matières, comme la Propriété littéraire et artistique, certes fondamentales pour la création intellectuelle et artistique, mais qui n’intéressaient directement qu’un petit nombre d’acteurs, sont devenus des sujets publics de grande ampleur, des sujets qui passionnent l’opinion.

Vous voyez bien pourquoi la recherche sur le numérique, sur la manière dont le numérique s’associe à la culture et aux médias est importante pour le ministère : c’est qu’elle répond à un besoin stratégique, c’est qu’elle engage notre vision de la culture. »

Les présentations des interventions seront prochainement disponibles.

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